lundi 2 mai 2005

La blogosphère française gaga devant Wired et Chuck Olsen

C'est terrible de constater à travers les ans les mêmes travers chez les branchés et autres technoïdes de tout poil: dès que c'est américain, que ça secoue un peu et que c'est dans le vent, c'est forcément le must. Les bras me tombent devant tant de naïveté. Jugez sur pièces.
1/ Wired, qui fut à une époque le plus beau magazine du monde, publie un article de Robert Andrews sur la blogosphère française et tout le monde applaudit, crie au génie, se flatte et se congratule.
Moi qui fut parmi les premiers lecteurs français de Wired (en quelle année mon Dieu, je n'ose le dire!), je me précipite, les papilles ouvertes de délectation préventive, prêt à être encore une fois étonné, alléché par le style qui fut inimitable de ce magazine...
Et je tombe sur quoi: un petit reportage ringard de 4e zone. Même Le Pays d'Auge que j'ai feuilleté ce week-end fait 100 fois mieux. C'est nul, plat, ça ressort les 3 ou 4 "vedettes" habituelles (tant mieux pour elles), quelques sujets rebattus (les lycéens exclus), trois petits tours et puis s'en vont. Les fondateurs de Wired, qui ont tout découvert avant tout le monde, doivent se retourner dans leur retraite, d'une telle médiocrité.
Et moi, qui suis -  pour combien de temps encore? je m'interroge de plus en plus- journaliste, j'ai honte d'un tel travail.
2/ Le blogueur Chuck Olsen publie un petit vidéo-montage réalisé lors d'un concert du groupe "The Soundtrack of Our Lives" et il l'agrémente d'anecdotes personnelles  - la sécurité essaie de lui piquer sa caméra - dont il tire un discours grandiloquent new age.
Autant le montage vidéo est bien foutu (le groupe, moi c'est bof, mais chacun ses goûts), autant ce discours est ridicule, on dirait une grogne d'écolier du primaire à qui on veut enlever son jouet. Le pire c'est qu'on veut faire de cette vidéo un document culte du blog et de l'esprit libertaire du partage et de la gratuité.
Comme j'entends déjà les réactions, je me suis tapé de retranscrire mot à mot ce discours, sans le traduire, tellement son américanisme est symptomatique  - je pense que l'esprit de partage de Chuck ne s'offusquera pas de sa publication - et je vous laisse juge.
Avec Robert Andrews, je ne me sens plus journaliste; avec Chuck Olsen , je ne suis plus blogueur. Et mon futur n'a rien à voir avec le leur.
Le texte de la vidéo:



The Soundtrack Of Our Lives.
One of my favorite bands.
THIS FOOTAGE IS ILLEGAL.
I got busted : “Do you have a pass for that camera?”
“No. It’s just for personal use”.
“Come with me”.
The guy was a total asshole.
He tired to take my camera.
I wouldn’t let him.
He got really pissed.
“You can’t just fuckin take what you want and walk outta here!”.
He tried to detain me in a little corner by the bar.
I asked if he was putting me in Fine Line jail?
(The concert was at the Fine Line Music Café.)
WELCOME TO THE FUTURE (titre de la chanson)
Where phone cameras have replaced lighters.
Many camera phones take better video than my still camera.
The genie is out of the bottle.
Even the band’s web site has fan-recorded content.
That what fan’s do!
You may have noticed I’m not charging you for this crappy video.
That’s would be stupid. There is no economic motive.
The point is to capture and share fantastic fleeting moments.
Isn’t this a kickass tune?
You should buy their new CD: “Origin Vol. 1”.
I bought 3 of their CD’s at the show.
And paid $18 for each ticket.
And bought the Fine Line’s overpriced shitty drinks.
If anyone’s losing money here, it ain’t the club or the band.
We can’t go backwards.
Why fight technology?
Why fight human nature?
This is my memory of a great rock show.
Thanks for letting me share it with you.


Le SNAP (SNAil-based transfer protocol) plus rapide que l'ADSL

SnailRelayé par Jean-Michel Billaut et par Fred, l'information est confirmée sur ce blog israélien:
- le Wi-Fly TCP (Transmission by Pigeons), appelé aussi PEI (Pigeon Enabled Internet) est plus rapide que l'ADSL, sachant qu'un pigeon peut transporter jusqu'à 4 cartes mémoires de 1 Go et qu'il met, en moyenne, deux heures pour faire 100 km.
Limitations connues : ne fonctionne pas sous Windows, ne fonctionne pas la nuit, beaucoup de rejets (fientes).
- le SNAP (SNAil-based transfer Protocol) balaie toutes ces limitations et fonctionne encore plus vite que le Wi-Fly TCP.
L'explication technique est ici.



=> Il suffit en effet de fabriquer un attelage à deux roues, chaque roue étant un DVD de 4,7 Gigaoctets et d'utiliser un escargot africain géant.


dimanche 1 mai 2005

2e Nuit du Classique, le 11 Mai à Paris-Dauphine

NuitduclassiqueJe relaie avec plaisir cette info des étudiants en Magistère de Gestion de l'Université Paris-Dauphine:
2e Nuit du Classique
Mercredi 11 mai à 20h, à Dauphine, Amphithéatre 8
.
Nous organisons cet événement avec l'Orchestre National de France et Radio France.
Au programme, nous aurons donc des musiciens de l'ONF qui nous interpréterons l'histoire du soldat de Stravinsky.
En deuxième partie, le ZQuartet, formation plus jazzy composée de musiciens eux aussi appartenant à  l'ONF."



- Site officiel
- Infos chez Radio France
- Lien vers la Fnac
- Contact mail étudiant: Stéphane



 



On a retrouvé Brother & Brother: ils ont un blog!

On en a beaucoup parlé de Brother & Brother et de ceux qui aimaient tant y travailler.
On a tous cherché d'où ils venaient.
Facile : ils ont un blog, évidemment.
Merci André!



Le Mot, de Victor Hugo, dans une adorable mise en scène Flash

Victorhugolemot"Braves gens, prenez garde aux choses que vous dites !
Tout peut sortir d'un mot qu'en passant vous perdîtes ;
Tout, la haine et le deuil !Et ne m'objectez pas
Que vos amis sont sûrs et que vous parlez bas.
Écoutez bien ceci : Tête-à-tête, en pantoufle,
Portes closes, chez vous, sans un témoin qui souffle,
Vous dites à l'oreille au plus mystérieux
De vos amis de cœur ou si vous aimez mieux,
Vous murmurez tout seul, croyant presque vous taire,
Dans le fond d'une cave à trente pieds sous terre,
Un mot désagréable à quelque individu.
Ce mot - que vous croyez qu'on n'a pas entendu,
Que vous disiez si bas dans un lieu sourd et sombre -      
Court à peine lâché, part, bondit, sort de l'ombre ;
Tenez, il est dehors ! Il connaît son chemin ;
Il marche, il a deux pieds, un bâton à la main,
De bons souliers ferrés, un passeport en règle ;
Au besoin, il prendrait des ailes, comme l'aigle !
Il vous échappe, il fuit, rien ne l'arrêtera ;
Il suit le quai, franchit la place, et cetera
Passe l'eau sans bateau dans la saison des crues,
Et va, tout à travers un dédale de rues,
Droit chez le citoyen dont vous avez parlé.
Il sait le numéro, l'étage ; il a la clé,
Il monte l'escalier, ouvre la porte, passe, entre, arrive
Et railleur, regardant l'homme en face dit :
" Me voilà ! Je sors de la bouche d'un tel."
Et c'est fait. Vous avez un ennemi mortel.  "



(relayé par Roland, merci)



Jeux Interdits

Il y a des cours d'immeubles comme ça, peu accueillantes, les concierges à l'avenant...
Et d'abord, leur dirai-je: qu'est-ce qu'un jeu?





Aux péris en mer

Les noyés ont toujours les bras tendus vers le ciel. L'auteur de cette statue le savait, bien avant les terribles images du tsunami.









Prise ce week-end à Port en Bessin, grand port de pêche artisanale de Normandie (30 belles unités en activité), haut lieu de la coquille Saint-Jacques, du carrelet et autre barbue.
Rajouté dans mon Album Photo Sans Légende